30 juil. 2015

Éloge du carnet

Quoi de plus noble que la première page d'un carnet ? Blanche, vierge, lisse, elle s'offre à nous tel un espace d'accueil où tout est possible, où chacun peut laisser exprimer sa créativité.
J'aime tout particulièrement le contact avec cette première page, laisser mes doigts sentir le grain du papier, l'épaisseur, écouter le son en la tournant. Une nouvelle aventure va s'écrire ici et elle commence à ce moment précis. C'est exaltant et très intime en même temps.
J'ai un attachement pour le carnet. J'aime cet objet aux formes simples mais dont l'intérieur se magnifie avec le temps. Il est le compagnon d'une période de vie; seulement de passage mais tellement important à ce moment précis. Le carnet invite à la spontanéité, à l'expression immédiate de ce qui nous habite, que ce soit sous forme de mots, de dessins, de symboles, voire même de collages. Toutes les formes d'expression sont les bienvenues.
J'ai toujours un carnet sur moi, dans mon sac ou ma poche. Je peux oublier mon téléphone ou mon porte monnaie mais pas mon carnet. Il voyage avec moi en étant discret et présent à la fois; pour noter un renseignement utile, une bonne adresse, l'apparition de la beauté, ou simplement un vécu intérieur qui mérite d'être matérialisé. Dans les moments d'attente, je le parcours et relis mes annotations. Je me rappelle certains moments et souvent en émerge un faisceau de souvenirs. Le carnet me relie à des personnes, des lieux, des saveurs, des sensations.
Quand arrive la dernière page, un pincement au coeur mêlé à une pointe de joie me traverse. Ainsi s'achève notre voyage commun. Ainsi ce carnet rejoindra bientôt l'étagère où les précédents ont élu domicile. Se dessine petit à petit le moment d'en choisir un nouveau. C'est exaltant et très intime en même temps. Je prends d'abord le temps de soigner ce passage de transition avant d'ouvrir une nouvelle page…

Mes carnets chouchous
Il y a celui qu'on ne présente plus, le fameux Moleskine, en noir ou en couleur. Pour les fleuris, j'aime les carnets crées par Petit Pan (dont je vous ai déjà parlé ici) et Fifi Mandirac. Quand j'ai envie d'un support plus sobre, direction Muji ou Maki. Et pour la touche orientale, je choisis les carnets Anokhi (marque indienne présentée ici) avec leurs belles couvertures en tissu.

A vous de prendre la plume !

27 juil. 2015

Porte donnant sur la voie / Véronique Desjardins

« Si la vie vous propose quelque chose d'intense, si elle fournit des éléments de réponse à votre aspiration la plus profonde, alors, en effet, vous ne pouvez rien faire d'autre que d'aller au devant de ce qui vous est offert. » p.166

L'articulation de ce livre en huit nouvelles me fait penser à un crescendo musical. Au fil des pages se crée un environnement intime et chaleureux, propice à une plongée dans les profondeurs de soi-même. A mesure que je découvre le parcours des différents personnages, je suis invitée à m'interroger sur mes propres fonctionnements. Je ressens une réelle proximité avec ces êtres de papier. Ils viennent en effet me montrer les parts de moi-même que j'ai longtemps souhaité voir disparaître, pensant qu'elles viendraient noircir un portrait en quête de reconnaissance. Car c'est de ça dont il s'agit, le besoin de reconnaissance, le besoin d'être aimée.
En diffusant lumière et douceur sur les remous intimes de ces hommes et ces femmes, une nouvelle compréhension de mon être intérieur se dessine. Ce que je porte en moi d'accomplir devient plus précis. En prenant soin de la fragilité qui m'habite, j'apprends à me connaître, à me donner pour ensuite être capable de donner aux autres.
Les différentes personnalités réunies dans cette unité qu'est le livre illustrent le lien nous reliant tous à un ensemble plus vaste. Je reconnais que pour progresser j'ai besoin des autres, besoin de sentir que leur soutien est présent pour oser prendre la place qui m'est réservée dans ce monde. Il y a en effet une place pour chacun d'entre nous. Tant que l'existence semble flottante, c'est qu'elle n'a pas été trouvée. Patience car elle nous attend à bras ouverts. Un message d'espoir vient ponctuer la fin du recueil. Je me sens vivante, installée dans cet espace où règne la connexion avec le coeur. 
Ce livre est finalement une nourriture pour l'âme où rayonnent sensibilité féminine et expression de l'énergie vitale. Une invitation à sortir du monde des pensées pour retrouver la connexion avec les sentiments et les émotions. Réapprendre à ressentir avec le cœur.

25 juil. 2015

New York I miss you


A song that always reminds me of NY streets and day-to-day life. The pace, the tone of the voice, the diner itself... All very charming. It goes very well with one of Marc Grossman's recipes from his cute book Un goûter à New York


23 juil. 2015

L'invitation au voyage


Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble!
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble!
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
— Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

                                        Charles Baudelaire

22 juil. 2015

Back to the 70s


Partir le temps d'un grand weekend à la rencontre de la nature, des paysages, des sources d'eau. Redécouvrir sa famille, son mode de vie, ses habitudes. Se redécouvrir soi-même. Le tout bercé par le ronronnement du moteur de Jimi, un combi Volkswagen de 1979…

Les combis sont à nouveau sur le devant de la scène. Effet de mode ? Peut-être. En tout cas c'est mérité ! Leur bouille sympathique et leur aménagement calculé à la perfection par Westafalia offrent de belles possibilités de dépaysement. Ils sont le compagnon idéal du voyage improvisé, une invitation à prendre le temps, à s'arrêter là où bon nous semble, à siroter délicatement une infusion sur la banquette arrière pendant que son bien aimé choisit le parcours au volant du mythique véhicule. Une fois à bord, il règne une atmosphère joyeuse, paisible. Les gens croisés nous sourient. Le ballotement du corps accompagne le tracé de la route. Tout semble différent. 
A mesure que le paysage se dessine, on goûte les beautés autour de soi, on repère ci et là quelques coins pittoresques. Plus tard ce sera le moment d'improviser un pique-nique composé des produits frais glanés sur le marché. Le modeste coin cuisine de Jimi sera alors notre précieux allié. Assis sur une fouta chacun pourra savourer ce qui lui plaît et même s'abandonner au plaisir de la sieste. 
Puis à nouveau rouler, rouler au gré de ses envies, rouler pour le plaisir de rouler, d'embrasser les sensations d'une époque révolue mais toujours présente à travers des symboles comme le combi VW. On a l'impression de vivre en décalé, de s'extraire de son environnement habituel, de toucher quelque chose de nouveau et pourtant déjà ancien. Est-ce ça le côté mythique ?
Quand vient le soir il suffit d'observer les alentours, éventuellement pointer le doigt sur la carte et choisir le lieu qui nous accueillera pour la nuit. Face à une rivière, au bord d'un champ de blé fraîchement coupé, sur la place d'un village… Peu importe. Une fois les rideaux tirés, on se retrouve dans un cocon d'intimité et de douceur. Le temps semble à nouveau suspendu. On peut déployer la tente puis écouter les bruits voisins à travers la toile. Clin d'oeil aux étoiles. Elle veillent sur nous… On reprendra la route le lendemain gagné par cette ambiance 70s vraiment charmante !

Si vous aussi, vous avez envie de connaître Jimi, vous pouvez contacter Seventies Combi. Location dans la Drôme. Pour les habitants ou vacanciers d'une autre région, il y a tout plein d'infos sur le site de Sébastien, Be Combi.

21 juil. 2015

Brassens & la Beauté

Montage réalisé par Dimitri Banzet pour - fraîchement cueilli

20 juil. 2015

Espace Georges Brassens à Sète

J'ai envie de vous parler d'un lieu plein de sensibilité et de poésie, un lieu rendant hommage à un homme dont la richesse de langage et l'aptitude à manier les mots en ont déjà laissé certains cois. Ce lieu, c'est l'espace Georges Brassens à Sète; un endroit hybride entre le musée et la mise en scène musicale.

De passage dans la ville de naissance du chanteur, j'ai souhaité visiter l'espace portant son nom. Après avoir admiré l'étang de Thau, il me semblât naturel de faire une pause auprès de Brassens. Abrité dans un bâtiment à l'architecture moderne, l'espace Georges Brassens conjugue simplicité d'agencement et qualité d'accueil. L'accessoire clé de la visite est un casque stéréophonique qui va diffuser, selon la progression de chacun dans les différentes salles, la voix de Brassens. Celle-ci sera notre guide tout au long du parcours. Le résultat est merveilleux, on a l'impression que Brassens nous parle personnellement !

Dès le début, j'ai été saisie par la qualité de sa présence à travers sa voix. On peut s'abandonner et se laisser porter par ses anecdotes et narrations. Entre les différentes salles, une chanson permet de faire la transition et de se préparer à découvrir la suite. Photos, images, films et textes agrémentent les récits du compositeur. On découvre sa famille, ses sources d'inspiration, le rôle qu'ont joué certaines femmes à ses côtés. L'humour et la sincérité ponctuent religieusement son discours.
Plus j'avançais dans la découverte de son univers, plus je sentais une grande joie s'installer en moi. Quelques regards échangés avec d'autres visiteurs laissaient à penser que cette émotion les parcourait aussi.
La dernière salle, en mettant simultanément en scène chanson, film et texte défilant, donne le ton de la fin tel un au revoir du chanteur. Je suis sortie le coeur enjoué et le sourire aux lèvres avec la sensation d'avoir effectué une visite au timing parfait ! Une heure riche et pleine à découvrir l'humanité d'un homme, d'un grand homme.


Espace Georges Brassens, 67 Bd Camille Blanc 34200 Sète - Tel: 04 99 04 76 26

17 juil. 2015

Fresh from Paris #3

Pour notre dernière étape, place à la couleur !

Troisième volet: PETIT PAN

"Petit Pan est une marque dédiée à la joie de vivre". Voilà tout est dit !

Myriam de Loor et Pan Gang ont crée un univers haut en couleurs sous le nom de Petit Pan. Tous les produits vibrent de la même manière, imprégnés par des couleurs franches, chatoyantes, parsemés de motifs fleuris, géométriques ou plus abstraits. Des tissus, objets de déco, petits vêtements, mercerie, au linge de maison, tout est lumineux, inspirant, et donne le sourire. Il se dégage de l'ensemble de la fraîcheur, de l'originalité, de l'audace, et même une pointe d'humour. En observant l'univers de Petit Pan de multiples idées de création viennent à nous. Je dirais même que ce bain de couleurs stimule l'imagination et déclenche la spontanéité. Chaque boutique est une invitation à faire une pause dans son quotidien pour entrer dans un monde enchanté. Les tissus sont précieusement rangés sur des étagères. Les bobines de biais et de passepoils donnent envie d'être touchées et déroulées tant les motifs sont frais et lumineux. On trouve également de jolis bocaux contenant boutons en tissus, grelots et autres petits accessoires pour personnaliser ses créations. Les pièces dédiées aux bambins sont toutes aussi charmantes. D'inspiration chinoise, elles s'avèrent originales et pratiques. En un mot, la créativité de Petit Pan fait du bien tant elle imprègne de nombreux objets du quotidien.

Pour ceux qui ne connaissent par encore l'univers de Petit Pan, vous pouvez jeter un oeil ici.

16 juil. 2015

Fresh from Paris #2

Quand qualité rime avec amour… Suite de notre périple parisien avec aujourd'hui des vêtements et des accessoires tout en finesse.

Deuxième volet: SÉZANE

La créatrice Morgane Sézalory a insuflé une nouvelle vision de la mode en créant la marque Sézane. Vendue exclusivement online, elle s'articule autour d'une collection permanente et de nouveautés mensuelles. Les pièces sont belles et bien coupées, les étoffes de qualité. On sent que la créatrice met tout son coeur pour leur donner vie. S'offrir une pièce Sézane c'est choisir un univers tout en finesse, où élégance et confort se mêlent de manière subtile. Comme l'affirme Morgane Sézalory "ce sont des vêtements pour la vraie vie"
En devenant moi-même cliente de la marque, j'ai pu constater que cette délicatesse imprègne non seulement la manière de concevoir les créations mais aussi l'organisation de l'entreprise. C'est toute une team qui fonctionne autour des valeurs de bonté, de générosité, et d'attention. La team client est à l'écoute des moindres demandes et répond à chaque message avec une grande gentillesse. Même chose pour le service qui prépare et expédie les commandes. Elle accorde le plus grand soin à la confection de chaque colis. Grâce à une bienveillance envers sa clientèle, Sézane a réussi à créer une véritable communauté sur le net qui guette chaque mois l'apparition des nouvelles créations. Alors le mix mode-douceur, ça vous dit ?

Pour ceux qui souhaitent en savoir davantage sur Sézane, rendez-vous ici.

13 juil. 2015

Fresh from Paris #1

Commençons la semaine avec une série de coups de coeur parisiens ! Trois marques dont l'éthique est belle et fondée sur des valeurs humaines.

Premier volet: JIMMY FAIRLY

Jimmy Fairly propose une nouvelle approche de l'optique, en conciliant design, savoir-faire et prix justes. La marque a choisi de s'affranchir du système traditionnel en se plaçant comme acteur indépendant, (elle dessine elle-même ses montures) ce qui lui permet de proposer des lunettes de qualité aux lignes soignées, de maintenir un positionnement haut de gamme sans avoir besoin d'appliquer des marges démesurées. Résultat, la majeure partie de la collection est proposée au prix de 99€, verres inclus. On y retrouve aussi une chouette sélection de lunettes de soleil. Chaque monture a un nom charmant et est souvent disponible en plusieurs couleurs. Deux méthodes sont à disposition pour passer commande: un magasin online ainsi que 5 boutiques réparties dans quatre villes de France (Paris, Lyon, Lille et Toulouse).
A cette belle initiative s'ajoute un leitmotiv profondément humain: "BUY ONE GIVE ONE". Pour chaque paire achetée, Jimmy Fairly s'engage à donner une paire de lunettes neuves à une personne dans le besoin, grâce à leurs partenariats avec des associations, notamment Voir la vie (en Afrique de l'ouest).

Si vous souhaitez en savoir plus, rendez-vous ici. Et shopping tips, le magasin de la rue Montorgeuil à Paris se présente comme un Café Lunettes: le café est offert aux clients. De quoi prendre le temps de choisir sa paire de lunettes !

11 juil. 2015

Plaisirs Simples


Il y a des situations toutes simples qui me procurent une joie profonde. Lorsqu'elles apparaissent dans mon quotidien je m'efforce de les goûter pleinement, de m'en nourrir, d'être le plus présente possible et d'arrêter le temps…

J'aime:

flâner à la terrace d'un café
sentir le soleil de printemps sur mon visage
regarder mon bébé dormir
ressentir le contact d'un t-shirt en coton sur ma peau
humer l'odeur d'une infusion de verveine
mordre dans une tranche de pain de Christina
marcher pieds nus
entendre le bruit des vagues
écouter le son d'un piano
lire pendant de longues heures
embrasser mon bien-aimé
allumer une bougie
pique-niquer sur la plage
traverser le pont de Brooklyn
choisir un nouveau carnet
préparer une pâte à tarte
découper du tissu
m'asseoir en lotus
nager dans l'eau
partager un thé avec une amie
appliquer de l'huile sur mon corps
me faire coiffer
rouler à vélo en pleine ville


Et vous, quels sont vos plaisirs simples ?

10 juil. 2015

Serviette ou fouta ?

Je vous propose aujourd'hui un post léger sur un sujet qui a peu d'importance ! 

En cette période de canicule, je ne rêve que d'une chose: me baigner dans une eau fraîche. Mer, rivière, torrent ou piscine, peu importe. Je rêve d'une eau fraîche qui m'accueillerait toute entière et me ferait vivre à nouveau à une température agréable. L'idée même de baignade amène son corollaire, l'étoffe utilisée pour se sécher. En effet, si le plaisir de la baignade est grand, celui de se lover dans une belle matière la peau encore mouillée l'est également. Le choix de cette dernière est à prendre au sérieux ! Il y a là matière à réflexion. Alors serviette ou fouta ?

Pour ceux qui ne connaissent pas la fouta, il s'agit d'une grande pièce de coton tissée de manière particulière, souvent en nid d'abeille ou à plat. Généralement elle s'habille de rayures et allie deux couleurs. A l'origine, elle était utilisée dans plusieurs pays méditerranéens, notamment en Tunisie, pour se rendre aux bains publics ou autour de la taille pour rester tranquille chez soi. On la retrouve aujourd'hui dans nos contrées comme drap de plage, nappe à pique-nique, plaid fancy ou encore déco de canapé.

J'ai longtemps utilisé des serviettes, sur la plage comme à la maison. Des petites car facile à plier, des moyennes pour avoir un peu plus de surface et des grandes pour les jours de confort. J'aime leur moelleux et leur douceur lorsqu'elles sont neuves mais leur qualité d'absorption me laisse perplexe. Sans compter que certaines serviettes laissent de petites particules sur la peau si on se frotte vigoureusement avec. Il devient alors impossible de s'enduire le corps d'huile une fois la peau sèche. Puis au fil des lavages, elles deviennent rêches et perdent de leur tenue. Quant au stockage, mieux vaut disposer d'un grand placard. Une alternative possible ?

Ma sensibilité pour les tissus et les belles étoffes m'a amené, il y a quelques années, à découvrir la fouta, ce drap de hamman aux larges dimensions. J'étais d'abord sceptique à l'idée d'utiliser un simple linge pour me sécher. A la rigueur comme paréo ou comme plaid pour un pique-nique improvisé mais de là à s'enrouler dedans après un bon bain, je n'y croyais pas. Je trouvais ça trop fin, trop râpeux. Pourtant je suivais discrètement l'évolution de ce tissu qui allait bientôt se retrouver dans tous les magasins de beau linge. Car effectivement la fouta est élégante. Juste pliée sur une étagère, avec ses franges qui dépassent, elle invite à s'approcher. Je voyais aussi qu'elle pouvait s'offrir comme cadeau de mariage, en duo avec une broderie personnalisée dessus. A force de la toucher, de l'observer, l'idée de l'utiliser a fait son chemin. J'ai eu envie de tenter l'expérience. Et c'est ainsi qu'un beau jour, un paquet est arrivé à la maison avec dedans plusieurs foutas. Une personne très attentionnée et à l'écoute de mes désirs s'était arrangée avec Internet pour agir tel un génie qui exauce les voeux. 
L'éclat des couleurs m'a tout de suite plu. La texture aussi. Tant en tissage nid d'abeille qu'en tissage à plat. Une fois venu le moment de me sécher après une douche délassante, j'ai été conquise par la douceur de la fouta. Le contact sur la peau est délicat. L'amplitude de l'étoffe est plaisante. Tout en légèreté. Et l'absorption étonnante ! J'adore ;) Avec un peu de recul il m'apparaît presque plus naturel  d'utiliser un linge pour sécher ma peau. C'est difficile à expliquer. Il s'agit simplement d'un ressenti. Peut-être aussi un souvenir de la merveilleuse expérience au hamman de Tunis, un hamman traditionnel où les femmes ne parlaient pas français. Quelle douceur, quelle attention à l'autre, quel respect du corps. J'avais été bouleversée par la bonté de ces personnes. Alors voilà, pour toutes ces raisons et pour toutes celles à venir, je troquée ma pile de serviettes pour quelques duos de foutas !

Et vous, est-ce que l'expérience vous tente ?

7 juil. 2015

Block Printing


Woodblocks and Anokhi garment
I discovered hand block printing while I was in India. And I got totally amazed. In fact, just by seeing one piece of hand block printed fabric I felt beauty all around me.
After this confrontation with beauty, I wanted to know more about these pieces. I talked to the manager of the Anokhi store in Fort Cochin, Kerala. (Anokhi is an Indian company dedicated to the ongoing revival of traditional textile skills). I remember his gaze as I was questioning the technique. He had stars in the eyes. I was touched by this very fine art and so was he. He was very happy and moved to share with me what he knew about hand block printing. He also told me about the Anokhi museum of hand printing in Amber, Jaipur. That's a place I want to see some day.

So what is block printing ? I would say it is an ancient textile art to make beautiful fabrics. It's a hand made process that requires patience, dedication, precision and love. The creative process starts with teak wood. The hand block is carved out of wood to become a printing device. Vegetable colors are usually used for dyeing. This process offers a large variety of colors and patterns. Also depth and glare may result different from one piece to another. In fact, each piece is unique. Sometimes you can see small imperfections, for example a blurry pattern, but it doesn't matter, they make the piece even more beautiful because they carry the quality and the humanity of the people who made it.

Anokhi pamphlet and woodblocks
Here are some astonishing figures…
* A fine block takes 2 days to carve and wears out after about 800 meters of fabric.
* The printer stamps the cloth approximately 1000 times to complete 3 meters in 5 colors.
* The printer may use from 1 to 30 different blocks to complete a garment or a quilt.
* From raw cloth to finished product, an item passes through at least 20 pairs of hands.

Block printing has been inspiring me since then. It stayed in my mind for the rest of my trip in India. In Delhi, right before heading back to France, I found in one of those Indian Bazars, a tiny shop selling only woodblocks. Once again, I felt amazed. They were all different. Big, small, heart shaped, rounded, squared… All absolutely beautiful. I wanted to get some but I did not know how to proceed. The young man working there told me "just let you heart speak". And that's what I did. I came up with six woodblocks. In the small basket he had given me previously, I could see harmony. So I bought them all.
Back to France, I've been using them once in a while, on fabric to make clothes and on paper. Actually it's great on paper. You can personalize a card, an envelope or even a notebook. When I use them I feel like a child for the process is so simple. And it gives me the opportunity to see clearly how beauty and simplicity are connected. Enjoy this magic from India ;)

Anokhi and Fabindia fabrics

6 juil. 2015

Hors-Série Kaizen


Il y a quelques jours, je suis tombée par hasard (y'a-t-il un hasard, d'ailleurs ?) sur le hors-série Kaizen n°5. J'ai immédiatement été saisie par le titre "Pour une enfance joyeuse". Puis en feuillant les pages, j'ai découvert une revue soignée, au ton bienveillant. Elle propose de nombreuses clés pour ceux qui se sentent concernés par les notions de maternage proximal (attachment parenting en anglais) et de parentalité positive (un art de vivre en famille).
Un vaste panel de pratiques est présenté selon une répartition en quatre parties, chacune correspondant à une tranche d'âge particulière. Toutes sont reliées à la même question fondamentale: quels enfants laisserons-nous à la planète ? On y retrouve par exemple, une présentation de l'haptonomie, des conseils pour l'allaitement, le portage, également une approche originale de la diversification alimentaire, un travail sur le décryptage des émotions, et des réponses scientifiques à la fameuse question: faut-il laisser pleurer un bébé ? La dernière partie sur les enfants de 3 à 6 ans aborde le thème de l'école et des activités sensorielles en accordant une large place à la coopération, à la créativité, à l'autonomie. Ceci pour vous donner un aperçu !
Pour tout vous dire, j'ai été émerveillée par cette revue. Même plus que ça, je me suis sentie nourrie et rechargée avec l'envie de tester ou d'approfondir certaines pratiques. Je craignais une certaine redondance avec le livre de Catherine Dumonteil-Kremer, Elever son enfant autrement. (Très belle ressource également). Il n'en est point. Les thématiques sont peut-être les mêmes mais le point de vue de Kaizen apporte un éclairage nouveau. Bref une lecture qui fait du bien et qui donne envie d'aller de l'avant !

5 juil. 2015

L'Atelier de Marsanne

Envie d'une ambiance parisienne à la campagne ? Rendez-vous à Marsanne dans la Drôme, et plus précisément à l'Atelier

L'Atelier, c'est mon endroit chouchou depuis que je vis dans la région. Une boutique hôtel restaurant installé dans l'ancien relais de Poste du village. Un bel endroit, frais, chaleureux, intime. Un bel endroit découvert grâce à une belle personne. Charmant, non ?
J'aime m'y rendre à l'improviste, sans réserver, simplement pour déguster un thé glacé maison ou un dessert en terrasse. Chaque table est unique, associant différentes matières et différentes couleurs. La taille et la disposition des couverts varie également. Certaines pièces ont été chinées par les créateurs du lieu. D'autres peut-être rapportées de voyage. L'ensemble est unique, tout en harmonie. L'espace intérieur est vaste, accueillant. Je m'y sens un peu "comme à la maison"; d'autant plus qu'une grande partie des murs est recouverte de livres. Ces livres sont ceux des propriétaires. Ils ont souhaité faire partager leurs goûts littéraires en disposant de la sorte leurs ouvrages. C'est une manière subtile de révéler une partie d'eux-mêmes et d'inviter leurs hôtes à s'installer, à prendre le temps de savourer l'instant présent. Et puis il y a l'odeur, l'odeur de la bougie Maquis de Diptyque. Elle brûle en permanence sur le comptoir. Cette odeur m'est familière, elle me rappelle mon petit studio à Saint Germain des Prés puis plus tard mon appartement de Brooklyn. Je l'aime profondément. J'ai longtemps voyagé avec cette bougie pour créer dans mes endroits de passage une touche d'intimité. 

Une charmante équipe de jeunes gens assure le service. Leur délicatesse me touche beaucoup. Ils savent établir une proximité avec les clients tout en préservant leur intimité. La cuisine est savoureuse et originale mais je reconnais y aller plus pour le décor et l'atmosphère que pour la carte. Je pense en effet que l'Atelier me rappelle mes années parisiennes quand je m'émerveillais devant la décoration de certains lieux, bistrots ou concept stores. Ce n'est d'ailleurs pas étonnant si on retrouve dans la boutique une sélection de marques en vogue à Paris: Diptyque, Aesop, Merci. Il y a également de la jolie vaisselle du céramiste Jars, des foutas Zandaraa, ou encore des produits régionaux.

Je n'ai personnellement pas testé l'hôtel ni la piscine extérieure. Cependant, j'ai eu la chance de visiter la salle du petit déjeuner. Elle est superbe. Une grande table se dresse au milieu de la pièce avec de part et d'autre des coussins et des fauteuils. Des revues sont également à disposition. Le tout avec vue sur la piscine ! A nouveau j'ai été séduite par la vastitude et l'élégance de la pièce. Je garde précieusement cet endroit dans un coin de ma tête pour un futur weekend en amoureux ;)

L'Atelier, Le Village 26740 Marsanne - Tel: +33 (0)4 75 90 36 75

4 juil. 2015

YOUTH by Samuel Ullman

Youth is not a time of life; it is a state of mind; it is not a matter of rosy cheeks, red lips and supple knees; it is a matter of the will, a quality of the imagination, a vigor of the emotions; it is the freshness of the deep springs of life.
Youth means a temperamental predominance of courage over timidity of the appetite, for adventure over the love of ease. This often exists in a man of sixty more than a boy of twenty. Nobody grows old merely by a number of years. We grow old by deserting our ideals.
Years may wrinkle the skin, but to give up enthusiasm wrinkles the soul. Worry, fear, self-distrust bows the heart and turns the spirit back to dust.
Whether sixty or sixteen, there is in every human being's heart the lure of wonder, the unfailing child-like appetite of what's next, and the joy of the game of living. In the center of your heart and my heart there is a wireless station; so long as it receives messages of beauty, hope, cheer, courage and power from men and from the infinite, so long are you young.
When the aerials are down, and your spirit is covered with snows of cynicism and the ice of pessimism, then you are grown old, even at twenty, but as long as your aerials are up, to catch the waves of optimism, there is hope you may die young at eighty.


3 juil. 2015

Choisir son accouchement


J'avais prévu comme deuxième post un article gourmet / déco. Histoire de commencer en douceur…
Mais à la lecture de l'article "le plus beau jour" sur Ma Récréation, le blog de Lili Barbery-Coulon, j'ai réorienté le tir. La naissance me paraît un sujet trop précieux pour attendre quelques semaines avant de lui consacrer une publication. Je vous invite d'ailleurs à lire cet article ainsi que celui de Marie-Hélène Lahaye au titre explicite: "les mensonge de la péridurale".

La lecture de ces billets ainsi que de leurs commentaires me pousse à nouveau à témoigner. Le thème de l'accouchement est quelque chose qui m'est cher. Il renvoie à l'essence même de la femme et de la vie. Je souhaite partager mon expérience et insister sur le fait que nous, les femmes, avons le choix en matière d'accouchement. L'important est de se sentir unifiée, en harmonie avec nos choix. Chaque grossesse est unique. Chaque accouchement est unique. Il y a le discours médical, les recommandations des praticiens, les expériences des proches, mais ce qui compte réellement c'est le ressenti. Nous avons besoin de le reconnaître pour se préparer à une telle expérience. Même si aujourd'hui ce n'est pas naturel de s'intéresser à sa grossesse en profondeur, il existe des alternatives, des personnes ouvertes, bienveillantes, qui proposent un accompagnement dans le respect et le non-jugement.
Si nous sommes à l'écoute de notre ressenti, de nos envies, de nos besoins, tout un panel de pratiques et de possibilités s'offrent à nous. La patience, le courage et la détermination sont nécessaires pour se poser les bonnes questions et trouver les réponses justes pour nous-mêmes.

J'ai eu la chance de partir vivre quelques années aux US et de me former à l'enseignement du hatha yoga. L'accès à ces connaissances précieuses m'a permis d'entrer en contact avec moi-même, d'apprendre à ressentir de l'intérieur. J'ai développé une pratique sérieuse qui a été pendant la grossesse un de mes plus grands alliés. Grâce à une connaissance du corps et de son fonctionnement, j'ai pu être à l'écoute de mes envies, de mes émotions et trouver après de nombreuses recherches la sage femme qui m'a accompagnée ainsi que la maternité où j'ai accouché. J'ai également découvert l'haptonomie, formidable méthode pour accompagner la grossesse, initier la relation entre le bébé et son père, et préparer à l'accouchement. Faire ces démarches demande du temps, de l'énergie, de la persévérance mais cela en vaut la peine. Vraiment. Mon accouchement ne s'est pas déroulé exactement comme je l'avais imaginé, la vie réservant son lot de surprises, mais je suis heureuse de la façon dont les choses se sont passées. J'ai pu être présente, consciente et accompagner la sortie de mon bébé comme je l'avais souhaité. Je me suis sentie actrice de mon accouchement. J'étais accablée par la douleur mais présente. Je pouvais ressentir et rester connectée avec mon bébé.


Je recommande la lecture du seul livre qui m'a suivie tout au long de ma grossesse : Attendre bébé autrement de C. Piraud-Rouet et E. Sempers-gendre. Vraiment précieux. Le point de vue est objectif, le spectre des possibles est large et sans jugement. Vraiment ça rassure et ça fait du bien dans une période si riche en émotions.

Trouvailles à Munich


Munich me fait l'effet d'une cité paisible où les habitants prennent le temps de vivre, de s'occuper de leurs enfants, de rouler à vélo le nez au vent. Les rues sont larges, aérées. La créativité règne dans l'air, elle est presque palpable pour ceux qui déambulent autour de la place d'Harras. On remarque un arbre vêtu d'une côte de maille en laine, des enseignes en fer forgé ou encore un petit chalet abritant un commerce de fleurs. C'est surprenant et en même temps exaltant. J'aime déambuler dans ces rues mystérieuses pour moi qui ne parle pas allemand.

Mon coup de coeur du moment est la place Stemmerhof. Une ancienne ferme transformée en un lieu hors du temps, à l'écart du trafic de Plinganserstraße. Plusieurs magasins à la sensibilité écologique y ont élu domicile. La terrasse du café invite à s'assoir et à contempler le décor. Le supermarché bio respire la délicatesse et la diversité. J'éprouve un grand plaisir à explorer les rayons et à sélectionner les articles qui me correspondent vraiment. Mes yeux pétillent devant les infusions Sonnentor. Rien qu'en regardant les packagings je suis toute émue. Je trouve les dessins d'une grande sensibilité. Naïfs et en même temps très justes. Les fleurs à l'intérieur sont généreuses. Elles dégagent un parfum subtil et délicat. Je ressens une grande bouffée d'air frais en mettant mon nez au-dessus du paquet.
Il y a également la boutique Natur & Kind. Un petit paradis pour les bébés et leurs mamans en quête de vêtements et objets en matériaux naturels. Une belle sélection d'accessoires, comme les baby legs, les cuillères en silicone Mollis Safety, ainsi qu'un grand choix de couches lavables. Je me régale en parcourant les rayons, même si je n'achète pas à chaque fois. Je retrouve dans cet endroit un condensé de qualité allemande très présente dans tout ce qui touche à l'univers des bébés. Impeccable !

Puis viennent les cosmétiques Dr Hauschka et Weleda. J'aime ces deux marques; leurs valeurs, leurs philosophies. Les produits sont doux, beaux, authentiques. Ils font du bien à la peau. Je suis devenue adepte de la fameuse crème à la rose Dr Hauschka. Chaque matin, j'applique avec joie une couche onctueuse sur l'ensemble du visage. Ma peau est douce et veloutée. Même si les signes de fatigue demeurent, le visage dans son ensemble prend un éclat particulier. C'est un petit moment avec moi-même que je m'offre au quotidien. Enfin presque au quotidien car avec un bébé, le quotidien = changement permanent !
Les odeurs des produits bio peuvent surprendre, les textures aussi. Elles paraissent plus brutes, plus fortes. Cependant, une fois les bienfaits ressentis, aussi bien pour soi que pour la planète, il est difficile de faire marche arrière. J'ai découvert la cosmétique bio il y a 10 ans. Ce fut un choc. Comme si mes yeux s'ouvraient sur la réalité environnante et me montrait le monde. Je débarquais dans la "vraie vie" avec ses paradoxes et ses névroses. Je vois aujourd'hui cette expérience comme le début d'une longue réflexion, le commencement d'un cheminement intérieur. En tout cas, pour moi qui ai choisi de privilégier les produits biologiques, Munich a des airs de paradis ;)

Pour terminer deux adresses franchement sympathiques. Au programme dîner et repos…
Le café Mozart sur Pettenkoferstraße. Un café cosy où cocktails et salades se parent de leurs plus belles couleurs. Les assiettes sont généreuses, les saveurs originales. Il est même possible de demander des bougies supplémentaires pour illuminer la table. Charmant ! L'ambiance est intime, surtout si vous optez pour une place dans la salle du fond.
La pension Westfalia non loin de Goetheplatz. Dans un bel immeuble du 19e siècle est situé ce B&B au look désuet et feutré. Moi qui suis sensible à la décoration, aux couleurs et au mobilier, j'ai trouvé l'endroit décalé. Pourtant, je continue d'y retourner. Pourquoi me direz-vous ? Pour la gentillesse de l'accueil, pour la tranquillité des lieux et pour la diversité du petit déjeuner. Le tout à un prix raisonnable. Enjoy ;)

Et en note de fin, deux sites munichois que j'avais repérés dans un joli magazine en Inde. 

Bon voyage...